AGENTINA Y CHILE CON BICYCLETA
VENT DE PATAGONIE, ALTITUDE DE LA CORDILLERE...

Menu

Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Archives
Album photo
Mes amis

Rubriques


Liens

VAGABONDE CYCLE
JARDINIER CANADIEN DU LAC INLEE
BIKE COMPONENTS
BAMBI CHAKAS
METEO CHILI
MATHILIDE ET CESAR
BAUBIKE
2 MOTARD A EL CHALTEN
2 SUISSES EN VELO COUCHE
LE GROUPE RENCONTRE AU PERITO MORENO
CARTE SUR SUD LIPEZ.
OLIVIER ET CARO SPONSORISE PAR DECATH.
2 CHILIENS A VELO
TOUR DU MONDISTES A COCHRANE.
CYCLISTES THOMAS ET CLEMENT
METEO ARGENTINE.
JEFF CYCLISTE CANADIEN.
CYCLISTES DE NEUCHATEL.


SALTA-CAFAYATE.

        Il y a deux possibilités pour rejoindre Cafayate, village vinicole au sud de Salta. Selon, le guide du routard les deux variantes sont intéressantes et valent même trois étoiles selon leur cotation.

         Après, moult pérégrinations, je me suis décidé, et j'ai donc opté pour la plus longue, allez donc savoir pourquoi. Moi, qui m'étais promis de surcroît, de ne plus faire de piste. Enfin, il paraît que l'on se ne refait pas... Pour en rester dans le même registre, mon optimisme certain m'a fait penser que je pourrais rejoindre mon objectif en trois jours, et c'est la pluie qui a eu raison de mon utopie.

         Heureusement, que mes deux jours de repos à Salta m'ont procuré suffisamment d'énergie pour appréhender ce qui allait m'attendre. Les premiers kilomètres communs avec la route principale ont été très faciles. Question météo, il est vrai que je ne me faisais pas tant d'illusion (mon optimisme n'a pas toujours le dessus). Lorsque, j'ai vu le débit de certains gués, (d'ailleurs dès que j'ai vu le premier de ses cours d'eau bien chargé traverser la route, j'ai cru bon de rouler à fond pour le franchir, afin d'être sûr d'avoir les pieds complètement mouillés...), j'ai bien pensé que la région devait avoir un fort taux d'hygrométrie. Mais, c'est surtout les éclairs qui m'ont fait pensés que je n'allais pas passer au travers de l'averse. D'ailleurs, la route par forte pluie est difficilement praticable à cause des éboulements, dixit le routard; j'étais content de le savoir...

           Donc, j'ai fini par réellement recevoir la pluie, en plus de gâcher les photos ce qui vous est certes fort préjudiciable, en outre la température devenait de moins en moins clémente, c'est ainsi, que la veille je "pêtais de chaud", passez- moi l'expression, et je me retrouvais en montagne pour me "les geler".

           Oui, parce qu'en plus de faire un crochet, la route allait forcément monter "en montagne". Puisque ma ville étape se trouvait à 2200m d'altitude et Salta seulement à 1200m (le niveau de la mer).

          À déjà, 2100m, 80km et surtout quelques litres de pluie, mon chemin a croisé la présence d'une auberge. Je n'ai pas hésité une seconde à raccourcir mon étape de 80km, avec tout de même la peur que le prix soit un peu exorbitant, vu l'isolement du site. À l’approche de la cuisine, j'ai plutôt pensé le contraire et effectivement, le prix incluant le petit-déjeuner était presque dérisoire. De mémoire, j'ai rarement traversé la cuisine pour visiter une chambre de standing. La jeune maîtresse de maison m'a demandé 5 min pour faire la chambre, elle n'avait peut-être pas servi depuis longtemps (la chambre). Il semblerait que cet établissement soit plus une halte thé, café pour les touristes de passage, qu'un réel lieu de villégiature. En aucun cas, je n'ai regretté mon choix en voyant le confort de la chambre, même la douche froide m'a fait du bien et m'a préparé pour une bonne sieste réparatrice (j'ai mis plus d'une heure tout de même à me réchauffer malgré la grosse couverture en poil de Lama de la grand mère). J'ai d'ailleurs fait sa connaissance ainsi que l'arrière grand-ma. Je l'ai beaucoup entendu parler au loin pendant ma sieste mais je pense qu'elle devait parler un dialecte indien si ce n’est pas l'âge lui joue des tours ou bien peut être les deux, en tout cas je n’ai jamais rien compris de ce qu'elle a dit. Sa tenue vestimentaire illustre bien le fort poids des traditions de la région, parfois je regrette de ne pas demander la permission pour une photo et garder une trace de toutes ces valeurs qui vont finir par se perdre.

         Je n'ai vraiment pas regretté ma nuit de halte pour deux raisons. D'un, parce que j'ai certainement évité des difficultés liées aux crues. J'ai discuté avec le propriétaire de la voiture en panne stationnée en face de la pension. Il a pris l'eau en passant un gué ce qui a provoqué un court-circuit, par ailleurs un éboulement l'a aussi coincé et sans l'engin d'entretien de la route, il n'aurait pas pu franchir cette impasse. Malgré, le fait que ce soit une route nationale qui traverse le pays du nord au sud, sur cette portion, aucune structure d'écoulement d'eau n'est prévue et la moindre pluie devient catastrophique, c'est comme ça que je me rends d'avantage compte de l'importance des structures infra routières, ça justifie un peu plus les coûts prohibitifs.

         L'autre bonne raison de mettre arrêtée pour la nuit, c'est que lorsque je suis reparti le lendemain, un peu sous les nuages, j'ai attaqué une montée interminable jusqu'à 3350m, c'était la surprise du circuit! Mais, la cerise sur le gâteau, après une heure dans le brouillard, en franchisant le col, j'ai découvert un paysage aride et chaud, avec pléthore de cactus.

          En arrivant à Cachi, le gros bourg touristique du circuit, j'étais déterminé à utiliser la tente, "pour l'aérer un peu...", seulement le camping municipal coûte plus cher que le lit en dortoir ainsi, j'ai changé mon plan. J'ai utilisé la piscine municipale qui pour une fois ne semblait pas trop contenir de mycoses ou de micro-organismes du genre. Je me suis ainsi rafraîchi fait un peu de lessive et le plein d'eau pour aller dormir dans les cactus et près des ânes sauvages qui semblaient un peu troublés par ma présence.

          J'ai raté une occasion de vivre avec une famille paysanne locale, un moment unique au profit de ma chère tranquillité. C'est en leur demandant l'autorisation de poser la tente dans un endroit quelconque de la vallée maraîchère qu'ils m'ont proposé l'emplacement du poulailler, mais vu l'aixiguité et la promiscuité j'ai décliné l'offre pour me retirer en pleine nature.

           En plus de profiter de cette nature de roches taillées par le vent (qui ce dernier ne m'étaient malheureusement pas favorables, en évoluant sur des pistes sableuses dont la mollesse était un peu trop éreintante à mon goût, j'ai vécu une situation que j'aimerais partager dans cette fin d'article.

           Un homme s'applique à recevoir les gens chez lui pour leur faire à manger. Cette aubergiste, en quelque sorte, vit au milieu d'un magnifique jardin, dont les vignes étaient chargées de raisins, pour mon plus grand plaisir. J'ai goûté sa production locale de vin. C'est ce qu'il appelle le vin Patero, un vin rouge très liquoreux. Je pensais que c'était sa production de l'année, et, à ma grande surprise, il m'a affirmé qu'il titrait 14degrés et qu'il avait deux ans d'âge, j'avais l'impression de boire un jus de raisin fermenté. C'est seulement, en me levant que j'ai reconnu l'effet légèrement traître de ce breuvage.

           Cet homme aime le contact avec sa clientèle, chaque client semble marqué par la soirée passée à ses côtés. Il m'a ainsi montré avec fierté sa collection de billets offerts par les touristes et j'étais vraiment surpris de trouver dans ce petit village une telle diversité de nationalités, allant du Rwanda au Myanmar. Il a aussi une collection de carte postale, un paysage ne m'était pas inconnu. Le cachet de la poste était issu, tout simplement de mon village natal. Après quelques investigations, il s'avère que mes parents en connaissent l'auteur. Que le monde est petit!! Je recommande vraiment cette adresse à Angastaco, restaurant Floridita quelque chose, où le patron t'embrasse comme si en passant chez lui tu étais devenu un membre de sa famille.

           En arrivant, à Cafayate après avoir trouvé un petit hôtel fort sympathique et familial en cours de construction, donc fort recommandable, j'ai pris la décision de rester deux jours pour faire une partie de la route principale Salta-Cafayte et profiter des paysages encore une fois grandioses à teinte ocre dont vous pouvez avoir un aperçu sur quelques photos.

Publié à 11:37, le 8/03/2009, Cafayate
Mots clefs : cafayate
Ajouter un commentaire

On fait chauffer la braise !

On est de retour a la rioja et on pense reprendre la route aujourd'hui.

On va plus opter pour la direction belen cote montagne puis route 40 hasta Cafayate. Du coup on esquive les villes de Catamarca et Tucuman ( assez grandes et pas trop interessantes )
On se tient donc au jus ; ce serait top de se recroiser ! Ya toujours une parilla qui traine !

Sinon fait super gaffe dans la province de Catamarca la dingue y est en progression endemique depuis un mois (surexploitation miniere et pollution des sols et des ressources d'eau en serait peut etre la cause...).

Hasta luego, Mathilde et Cesar

Publié par mathilde et Cesar à 15:24, 4/03/2009

Lien

5 sur 5

Rendez vous donc a Santa Maria le 9 !


Publié par Mathilde et Cesar à 01:08, 8/03/2009

Lien